samedi 14 août 2010

20 - NTIC, APPRENTISSAGE ORGANISATIONNEL ET DEVELOPPEMENT PERMANENT

Par Clark G.  KHADIGE, dba, desg


 «Une remise en cause profonde de nos valeurs sur le management et la place stratégique de l'homme au travail émerge sous les traits de l'apprentissage organisationnel, et de l'entreprise apprenante au travers desquelles aucune facette humaine, psychologique, comportementale et affective n'est occultée. L'être humain au travail se retrouve être un solide pilier pour l'innovation, l'apprentissage collectif ou la gestion de connaissances, et non plus seulement une ressource productive[1]».

Cependant, dans beaucoup d'entreprises, on observe que la fonction d'apprentissage est encore loin d'être bien établie. Elle n'y est pas encore identifiée et reconnue par les directions générales comme une véritable fonction stratégique, au moins dans la réalité des pratiques de management[2].

Il est clair que la compétitivité commence avec l'apport de connaissances et qu'aujourd'hui une entreprise est aussi positionnée suivant la qualité des compétences dont elle dispose. Cette perspective est confirmée par l'émergence du paradigme d'organisation apprenante et celui d'entreprise intelligente qui devraient inspirer de plus en plus le management des grandes entreprises.

Au départ d'une capacité de travail et de production, une entreprise va s'attacher, souvent, à l'amélioration de sa situation de départ en développant ses compétences de production et celles, non moins importantes, de productivité. Ce dernier point va nécessiter la recherche d'informations et la sélection de celles suffisamment pertinentes pour renforcer son savoir, son savoir-être et surtout son savoir-agir.

Pour ce faire, l'Entreprise doit se référer constamment à la technologie dont elle dispose et à son amélioration.
COMPETENCE ET INTELLIGENCE[3]

L'intégration de l'Entreprise dans un environnement nouveau, ou de technologies et méthodologies nouvelles dans son environnement interne, devra prendre en considération deux éléments d'importance :

Ø  Le savoir : de l'ensemble des connaissances universelles l'Entreprise sélectionnera les connaissances nécessaires aux activités qu'elle choisira d'entreprendre et qu'elle ajoutera aux connaissances déjà existantes ou déjà répertoriées dans ses banques de données. L'exemple le plus adéquat que l'on pourrait citer ici est le suivant : si les connaissances nécessaires pour agir n'existent pas dans les connaissances disponibles l'entreprise devra développer ses capacités de recherche et d'analyses d'informations, afin de pouvoir être en mesure de développer plus sûrement, les compétences de ses ressources humaines. Une autre alternative serait de recruter de l'extérieur des individus plus capables, ou simplement retarder l'activité prévue jusqu'à avoir récolté les connaissances inconnues ou manquantes. Ce rôle sera une fois de plus celui de l'Intelligence Économique de l'Entreprise.

Ø  La compétence : le savoir-faire. Ainsi, suivant la pensée du Professeur Pierre GEDEON, la compétence commence par l'acquisition et l'apprentissage de connaissances en prenant en considération trois éléments d'importance : la capacité de recherche et d'intégration des connaissances, (skills), donc le comment-faire, l'aptitude d'utilisation, donc le pouvoir-faire et le potentiel d'apprentissage, et l'attitude, c'est-à-dire le comportement volontaire, donc le vouloir-faire. Il existerait donc un savoir, un pouvoir et un vouloir nécessaires, sinon primordial, à la réussite du projet d'entreprise. Par contre, dans la pensée du Professeur Elie BASBOUS, l'approche se réfère à une considération ontologique dont le point de départ est l'être ainsi que le savoir-être. De là, découle le Savoir, le savoir-faire et le savoir-faire-faire. Les deux points de vue se rapprochent ainsi dans la relation Apprentissage-Enseignement, que l'on pourrait, à la limite, associer à l'Entreprise Apprenante et à l'Entreprise Intelligente.


LES TEMPS CHANGENT

Il faudrait retenir que les règles des échanges, du concept relationnel, des transactions économiques et du changement durable et du développement permanent ont changé et, surtout, ce que ces règles ont réellement changé.

Si les entreprises concourent toujours, et stratégiquement, autour du concept de parts de marchés, de profits croissants et de partenariats possibles, le management stratégique tourne plutôt autour des moyens de les conserver et de les améliorer. A quoi bon en gagner de nouveaux si on n'a pas les moyens de les garder ?

La pensée managériale devrait donc prendre en considération une remise en question de certains principes déjà établis, qui, s'ils ont déjà fait leurs effets, risqueraient de ne plus être à même, aujourd'hui, de répondre à de nouveaux défis, ou tout simplement à la réalité du jour. Cette dernière comporte l'apport de facteurs décisionnels et décisifs : le temps et l'éternel élément de concurrence, le coût.

Le temps et le coût restent depuis longtemps un problème sérieux pour toutes les entreprises. Le processus de l'amélioration de la Qualité dans l'entreprise elle-même, comprend trop de rapports et trop d'analyses basés sur l'identification d'une multitude d'indicateurs. Il est délicat de choisir parmi différents attributs lorsque les uns sont exprimés en temps, les autres en quantité ou en pourcentage, et enfin d'autres selon des mesures arbitraires.

Nombre d'entreprises ont essayé de classifier chaque facteur en termes d'importance stratégique, (du «non important» à l'«extrêmement important»), puis en évaluant la performance globale suivant les stratégies choisies et appliquées ainsi que les mesures prises. Toutefois, quelques facteurs non identifiés peuvent mener à des erreurs monumentales et aux conséquences incalculables. Lorsque les connections causales ne sont ni connues ni vérifiées, les mesures inexactes attirent l'attention sur les mauvais objectifs, et il devient alors impossible d'établir une relation entre l'amélioration et les futurs résultats attendus.


LES VALEURS POUR LES DIFFERENTS ACTEURS

Le point de départ est donc de comprendre quels sont les facteurs qui créent le concept de valeurs pour les parties en présence. Que représente ce dernier pour l'entreprise ? Quelle signification prend-il pour l'Entreprise elle-même, les ressources humaines et que représente-t-il pour le consommateur ? Ainsi:

Ø  La valeur pour l'entreprise reste le concept de qualité et de continuité qu'elle compte offrir à un marché,
Ø  La valeur pour l'individu au travail est surtout marquée par le concept de la sécurité de l'emploi et de sa carrière au sien d'une même entreprise, et celui de l'amélioration de sa condition d'employé par l'acquisition de nouvelles connaissances, donc une spécialisation plus poussée et une expertise solide.
Ø  La valeur pour un consommateur tourne non seulement autour des avantages physiques et psychologiques qu'il pourrait retirer d'un produit, mais aussi autour du concept de fonctionnalité durable, facteur décisif dans le concept de satisfaction, d'achat répétitif, d'adoption d'une marque et de ses produits. Elle réside donc dans cette satisfaction physique et psychologique qu'il retire de l'achat et de l'utilisation d'un produit. Rappelons, une fois de plus à ce sujet, que dans le contexte d'utilisation durable ou de consommation permanente un produit est une émanation d'un style de vie quand une marque est l'expression d'un art de vivre.


Une fois identifiés, ces facteurs déterminent non seulement les mesures qui contribuent au succès, mais aussi le moyen de traduire les objectifs de ce dernier en des mesures qui devraient guider les actions des managers d'entreprises. Ces derniers affrontent constamment des difficultés à les définir réellement. Dans les trois méthodes d'identification présentées ci-dessous, les dirigeants utilisent principalement ce qui leur parait le plus simple à appliquer et, surtout, le moins cher :
Ø  L'intuition. De nombreux managers jugent la performance environnementale et la qualité comme facteurs de peu d'importance pour la performance à long terme. Ils se basent surtout sur un sentiment personnel de ce qui a beaucoup plus de chance de marcher, sans prendre en considération la durée dans le temps. Cette intuition s'avère souvent positive mais peu sûre à long terme. Elle inaugure la prise de risques constant et souvent la dépendance de la chance. Cette intuition, cependant, peut être accompagnée d'une certaine anxiété, ou angoisse quand le risque est grand, issu d'un certain degré d'incertitude.

Ø  La classification standard des processus commerciaux internes, de la clientèle, de l'apprentissage, et de la croissance, suivant la stratégie choisie, dans l'environnement compétitif et suivant les objectifs de l'entreprise, grâce à une méthode statistique mettant en relief tendances, préférences et choix répétés. L'avantage principal de cette approche est qu'elle assure une consolidation des propositions avancées, puisqu'elle se base sur des résultats et des données réelles.

Ø  L'insertion volontaire, (ou non), de l'improvisation. Dans ce cas, la stratégie est celle du Hit and Run, c'est-à-dire agir une seule et unique fois, assurer la réussite d'une tentative et quelque soit l'effet donné, ne pas recommencer sur un même produit, mais sur d'autres en relevant les risques frôlés ou encourus.


IMPORTANCE DE LA TECHNOLOGIE

Il ne serait pas approprié de remettre en cause la finalité exprimée de la technologie du XXIe siècle. Et pourtant, nombre de détracteurs justifient leurs positions en défendant la pertinence de leurs points de vue. Ainsi :

Ø  La mentalité et les structures d'entreprises sont trop souvent rigides et les comportements conséquents sont difficiles à modifier ou à changer, à cause d'habitudes prises et d'une certaine certitude acquise.

Ø  L'encadrement reste à un stade minimal et son développement devient problématique. Le partage des connaissances et du savoir est lent et souvent fait à contre-gré, car est malheureusement perçu comme une menace plutôt que comme une occasion de progrès ou d'évolution.

Ø  La lourdeur vécue dans les couches hiérarchiques ne facilite pas la délégation de responsabilités mais incite à une prise de précautions, parfois démesurée, afin de ne pas subir les conséquences d'une mauvaise prise de décision ou d'un mauvais choix quelconque.

Ø  Cette lourdeur hiérarchique, dont certains dirigeants et responsables (de différents niveaux) sont à la fois victimes et incitateurs, contribue peu à la réduction d'une tentation de répartir et d'imposer des tâches plutôt que de concevoir  le partage des responsabilités.

Ø  Certaines contraintes, certains obstacles et le manque de vision générale favorisent trop souvent une isolation et rendent obsolètes ou inutiles une véritable coopération et une interactivité permanente des éléments internes.

Ø  La mauvaise compréhension et la faible maitrise de l'outil informatique rendent l'accomplissement des taches plus complexes, sinon plus compliquée.

Ø  Le manque suffisant de culture technologique contribue fortement au ralentissement de l'activité innovatrice et créatrice interne. Pour limiter ce ralentissement, beaucoup font appel à des spécialistes en outils informatiques et tentent d'exprimer un besoin qu'ils ressentent sans vraiment pouvoir le définir correctement.

Le rôle joué par les NTIC dans l'évolution des comportements, des attitudes et surtout de la perception de l'accomplissement des taches, est plus important qu'on pourrait le croire. Cette technologie est acceptée des qu'un individu, nouvellement initié, comprend l'avantage personnel qu'il pourrait en tirer. La technologie ne devient plus un outil de travail, mais une confirmation d'un déstressement personnel. Ceci met en relief, une fois de plus, que l'intérêt personnel prime au dépend de l'intérêt de l'entreprise pour une raison très simple : elle modifie le degré de responsabilité et le procédé de prise de décision et renforce la déculpabilisation individuelle.


L'ENVIRONNEMENT TECHNOLOGIQUE

« L'environnement technologique est, peut-être, la force la plus dramatique qui fascine et qui forme notre destinée. Il a crée certaines merveilles, comme les antibiotiques, la transplantation d'organes et les ordinateurs portables. Il a aussi engendré des horreurs comme les armes nucléaires, les gaz nerveux et les armes semi automatiques. Il a aussi promu l'automobile, la télévision et les cartes de crédit. Notre attitude face à la technologie dépend plus de notre perception de ses merveilles ou de ses bourdes[4] ».

Notre époque est principalement caractérisée par un développement accéléré et unique. Ce dernier exerce une influence profonde sur non seulement les entreprises de production, les entreprises de recherches mais sur le comportement quotidien de tout individu, qui, sous les effets des innovations, commence à avoir une perception changeante et différente de ce qui l'entoure.

Ce développement va inciter les entreprises à pratiquer des politiques d'innovation à tous les niveaux, et permettre d'appliquer des méthodes de plus en plus scientifiques. Les principales dimensions de l'évolution technologique sont :

Ø  L'accélération du progrès technique, c'est-à-dire produire plus, produire plus vite, produire mieux, produire moins cher, etc.
Ø  L'innovation sans limites, ses conséquences sociales et professionnelles, et son impact sur le changement des comportements,
Ø  L'accroissement des budgets de recherches,
Ø  La réglementation croissante de la technologie, (lois, normes de sécurité et de santé,  etc.),

On conclurait ce qui précède par ce que Denis ADCOCK[5], Al HALBORG et Caroline ROSS disent dans leur ouvrage sur le Marketing «  La technologie invente et innove ».

C'est l'environnement qui connaît, d'autre part, un bouleversement perpétuel en ce qui concerne l'état et l'évolution des techniques et matériels de production. Il ne peut donc être fixe ni dans le temps, ni dans l'espace, ni même dans le produit qu'il fabrique et auquel il donne naissance. C'est pourquoi, aujourd'hui, on a tendance à parler de révolution technologique constante, et même de bouleversement technologique constant,  au point où on assiste à une sorte de « cannibalisation » de cette technologie par elle-même, dans le sens où ce qu'elle découvre aujourd'hui est remplacé, voire oublié, demain, inconvénient rendant obsolète le matériel de pointe. S'il offre l'avantage de la découverte et de l'application de nouvelles manières de produire et celui d'offrir des coûts de production inférieurs, il n'en n'offre pas moins des modifications majeures, et dont la moindre est celle du comportement, des attitudes et des habitudes du consommateur. 

Ainsi, tout change et tout se développe sous la poussée constante de l'innovation à un rythme de plus en plus rapide. La première conséquence que l'on pourrait noter est l'expansion de plus en plus pressante de la concurrence entre les produits, entre les marques et entre les entreprises au sein d'un même secteur économique. Notons, qu'ici, intervient un facteur longtemps négligé : le temps. L'entreprise n'a plus « le temps de prendre son temps ». Tout le monde cherche, tout le monde trouve quelque chose. Mais c'est au premier qui « dévoile » ses résultats que revient le privilège de la notoriété et du leadership.

De là, un choix nouveau se présente : Faut-il être le premier ou faut-il être le meilleur ? Qu'est-ce qu'un premier et qu'est-ce qu'un meilleur ? En combien de temps peut-on être le premier et pour combien de temps peut-on rester le meilleur ? Ainsi, dans une certaine optique on pourrait considérer que le premier est l'innovateur. C'est celui qui a introduit quelque chose de totalement nouveau dans son concept et qui a fortement influencer le changement dans le comportement et les attitudes,  faisant adopter une nouvelle orientation vers un style vie nouveau, abandonnant ainsi les vieilles habitudes. Il jouit du standard de référence car on ne retient souvent que le premier. (Qui est le premier qui a marché sur la lune ? Neil Armstrong. Qui est le second ? Peu importe…). Le meilleur, c'est finalement celui qui a amélioré le plus le produit, en le rendant plus performant, plus efficace, plus fonctionnel, moins cher et, peut-être, de meilleure qualité. Mais, au fond, c'est une modification du premier produit. Etre le meilleur, c'est donc n'être et ne rester, qu'une simple copie améliorée du premier. 

La technologie affecte donc l'entière situation d'ne entreprise et les stratèges marketing doivent trouver des moyens d'adaptation rapide. Elle pousse inévitablement au changement car l'entreprise se trouve face à un dilemme de choix : adhérer à la technologie et profiter de tous les avantages conséquents ou refuser l'adaptation aux conditions nouvelles et courir le risque de disparaître.  


L'OPTIQUE MARCHÉ

Les percées principales de la technologie ont changé le visage des marchés, puisqu'elles ont renversé tous les principes, tous les concepts de production et ont surtout mis en relief l'importance des services adjoints à l'achat, ce que l'on a tendance a appeler, aujourd'hui, la  plus value, ou la valeur ajoutée, (added-value). Ainsi, l'observation de l'évolution de la  technologie doit se faire en parallèle avec l'environnement qu'elle crée et les conséquences que cela entraîne non seulement sur la vie industrielle, mais aussi sur la vie commerciale et sur la vie sociale.

Les nouvelles technologies permettent de s'implanter dans de nouveaux marchés et créent de nouvelles opportunités d'affaires.  Le défi constant est de rendre de plus en plus  facile leur accès. Elles affectent donc le taux de croissance économique. Elles favorisent des coûts d'investissement inférieurs et les risques, auparavant élevés, sont plus facilement abordables.

Cependant, chaque nouvelle technologie remplace une technologie plus ancienne. Les compagnies qui ne suivent pas le changement, ou même l'évolution, trouvent bientôt leurs produits périmés, et manquent les occasions et les nouvelles opportunités qu'offrent, et que recherchent, les marchés qui, eux, ne se calculent plus en croissance ni en décroissance, mais en perpétuel mouvement.

Un autre facteur commence à s 'introduire fortement dans les industries nationales : la robotisation, ou le remplacement de la main d'œuvre humaine par la machine. Cela fait déjà plusieurs années que beaucoup d'industries fonctionnent au moyen de robots, principalement l'industrie automobile où la main-d'œuvre humaine est réduite à sa plus simple expression.  

L'intégration de la technologie dans les entreprises

Beaucoup de compagnies, au début de cette révolution, ont combattu l'introduction de la technologie, l'ont ignorée et ont pâti des conséquences de leur décision. Elles n'ont pas compris l'impact futur, et tout en soutenant que leurs affaires se portent bien depuis des dizaines d'années, elles n'ont peut-être pas suffisamment compris qu'elles pourraient se porter mieux. En conséquence, leurs affaires ont diminué, leurs parts de marché se sont réduites et dans certains cas, elles ont fermé leurs portes. De nouvelles idées et de nouvelles méthodes de travail doivent obligatoirement prendre la place des anciennes[6].

On assiste alors à l'apparition de « nouveaux entrants », ces nouvelles entreprises axées sur une technologie de pointe et dont l'objectif est de s'implanter solidement dans les différents marchés. Elles ont compris que la technologie leur offre des opportunités inestimables de développement et de diversification de leurs activités et comptent en tirer un maximum de profit.

Occasions illimitées pour les entreprises

Cependant, si la technologie a apporté des changements, elle n'a pas pour autant changé les procédures de travail dans certaines entreprises. Ainsi, l'introduction de l'ordinateur n'a apporté que des modifications légères:
Ø  La secrétaire a simplement changé de « machine » en passant de la machine à écrire à l'ordinateur, tout en considérant que le seul apport de changement est le fait qu'elle n'a plus à retaper des pages lors de correction ou de fautes de frappe ou d'orthographe. L'ordinateur n'est donc qu'une machine à écrire évoluée[7].
Ø  Toute la méthodologie de travail des départements de comptabilité, a été révolutionnée, l'écriture et la saisie des comptes ne se fait plus qu'une seule fois et les calculs de balance journalière et annuelle ne prennent plus que des fractions de temps.

En fait, la technologie leur a permis un changement, mais ne l'a pas forcé. Elle a simplement donné de nouveaux moyens, mais n'a pas été une finalité en elle-même. Les procédures de travail n'en ont pas été affectées, seule la méthodologie a changé. Les problèmes sont restés les mêmes, mais la structure opérationnelle a souffert de la transition vers la modernisation.

Par contre l'industrie a su profiter de la technologie en introduisant la robotisation et la « computérisation ». Finalement, l'ère technologique a introduit la rivalité homme-machine.


L'OPTIQUE CONSOMMATEUR

Le consommateur, lui, se sent dépassé par le changement et, s'il ne comprend plus où il en est, tente de s'adapter à des situations nouvelles, jusqu'au moment où il se sent dans l'obligation de « décrocher » et de laisser aux nouvelles générations le soin de la continuité. Chaque jour lui apporte une découverte nouvelle, une innovation quelconque et se trouve dans l'obligation malgré lui, d'adopter, parfois, un comportement adéquat.

Par une simple lecture de magazine spécialisé, il réalisera que les portes du futur sont déjà ouvertes et que son ignorance augmente. La plus grande difficulté à laquelle il doit faire face réside dans le fait qu'il lui faudra comprendre les nouvelles données de terrain, l'utilité des innovations, leur performance et accepter, ou non, de s'y conformer[8].


ENVIRONNEMENT TECHNOLOGIQUE ET ECONOMIE

La technologie et les nouvelles approches professionnelles qu'elle a introduites ont fortement affecté le taux de croissance de l'économie. Chaque nouvelle technologie est une force de  "destruction créatrice[9] », identifiée comme étant le prix du progrès.
Plus de production, plus de consommation, plus de marchés nouveaux entraînent un taux de croissance économique rapide et l'analyse du PIB et du PNB des pays producteurs montre que la technologie les a favorisées.


Les influences directes 

Cet environnement, en apportant la facilité dans la vie individuelle des consommateurs et des entreprises, a aussi apporté le changement de styles de vie, des comportements stratégiques des entreprises et de leur principe de management et de gestion :

Ø  Facilité des contacts interhumains, où la distance n'est plus le facteur de retard, grâce à Internet, Web sites et compagnie, sans oublier le courrier électronique, couramment appelé E-mail, (qui a créé  un nouveau terme dans le langage courant : e-mailer, ou contacter par e-mails).
Ø  Facilité de la Communication dans le sens de la circulation des informations, de la connaissance et de la culture,
Ø  Facilité les échanges commerciaux entre sociétés productrices, distributrices ou vendeuses de produits ou de services, facilitant le E-business et le Business-to-Business,
Ø  Facilité celle du contact direct entre consommateurs et producteurs, annihilant ainsi les intermédiaires par la création d'un lien direct entre ces deux entités permettant une meilleure approche marketing,
Ø  Facilité la vente puisque les commandes passent par Internet,
Ø  Facilité la production par l'invention de matériels et d'équipements perfectionnés permettant une meilleure production en volumes, en qualité et en temps,
Ø  Facilité la distribution grâce à la création de banques de données clients-consommateurs-distributeurs-entreprises, etc.







MODELE D'ENSEIGNEMENT PAR NTIC

Que ce soit au sein d'un centre éducatif (école, université, centre de formation professionnel, département de formation et de training au sein d'une entreprise, etc.), l'utilisation des NTIC, (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication) offre, aujourd'hui, des possibilités immenses.  La nouveauté, l'innovation, la référence, et la recherche n en sont peut-être pas les moindres.

Il est donc possible, et dans beaucoup d'applications, très avantageux, d'utiliser la technologie dans la diffusion des connaissances et du savoir. Le modèle que nous proposons ci-dessous, montrera à quel point le concept d'apprentissage par voie de la technologie moderne pourrait être profitable aux parties participantes.

Le concept :
Concevoir un moyen qui permet de mieux concentrer les énergies, de faciliter la participation des étudiants, de pouvoir diffuser un cours, ou des connaissances relatives à des formations plus spécialisées, etc. faciliter la mobilité, sans réellement en supporter les inconvénients, et surtout offrir l'unique avantage de pouvoir monter son propre programme de cours ou de formation avec une université d'origine (qui délivrera le diplôme final) et plusieurs autres quel que soit le lieu ou elles se trouvent.

Il s'agit de savoir utiliser les NTIC avec suffisamment de créativité et d'efficacité. L'avantage de base réside dans le fait, qu'aujourd'hui, un grand nombre de personnes sont assez familiarisés avec l'ordinateur, sans nécessairement pouvoir concevoir des logiciels.

(L'exemple sera surtout fait au sein de l'université. Il sera assez facile d'en comprendre l'application dans les entreprises).
A travers le site de l'université, l'étudiant pourra prendre connaissance des cours offerts dans la spécialisation choisie, sélectionner ceux qui vont composer son programme de licence, de master, etc.  

En second lieu, l'étudiant pourra choisir ses heures de cours et entrer dans le site de l'enseignant, prendre connaissance du syllabus et des requis de recherche personnelle, conditions, etc. Par un simple click, il s'inscrit.

Dès qu'un cours commence, l'étudiant rejoint le site de l'enseignant. En rejoignant ce site, son nom s'inscrit immédiatement dans le site du cours avec ceux des autres étudiants. La présence est donc comptabilisée sans qu'il y ait nécessairement présence physique de l'étudiant.

Grâce à la Web Cam présente dans l'ordinateur, le cours se donnera en visio-conférence, en classe ou ailleurs. L'enseignant commence son cours à l'aide d'un référentiel quelconque (par exemple Power Point) et durant les 60 ou 90 minutes de cours, insérera des slides questions-réponses auxquels l'étudiant devra immédiatement répondre (il aurait 5 secondes ou plus). L'étudiant devra rester attentif tout au long du cours afin de ne pas manquer le test continu. En fin de cours, chaque étudiant recevra ses résultats ainsi que le corrigé, et pourra conserver dans ses dossiers l'entière séance. L'enseignant pourra faire une évaluation de son cours, de l'attention des étudiants, du niveau de compréhension, de son système d'enseignement, et comptabiliser des notes, etc.

Dans chaque séance de cours, la parie développée sera accompagnée de références bibliographiques qui serviront à l'étudiant soit de mieux comprendre, soit de développer ses connaissances sur le thème abordé, de préparer des projets qu'il remettra, (ou enverra par mail) à l'enseignant responsable, etc.  Les thèmes qui seront développés par l'enseignant ne pourront être accessibles que suivant un horaire déterminé en fonction du syllabus. Ainsi, le thème 4 ne pourra être accessible si l'enseignant n'a pas terminé le thème 3.

L'examen se fera aussi de cette manière.

L'inscription aux cours peut ne pas comprendre uniquement ceux dispensés par la faculté d'origine. Il pourra s'inscrire dans une autre université (ou dans plusieurs) dans le pays ou dans n'importe lequel du monde, tant que cette, (ou ces) universités est en accord avec l'université d'origine et qui emploie le même système.

En fin de cursus, l'étudiant recevra son diplôme émis par l'université d'origine et ses notes finales devant lesquelles seront mentionnées les universités/facultés ou les cours ont été suivis.




RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

BASBOUS E., (1999) – Éthique Managériale Propositions pour une approche multidimensionnelle – Thèse de doctorat en Sciences de Gestion – Université Panthéon –Assas – Paris II







[1]BELET, D., - «Comment construire l'entreprise apprenante avec les ressources humaines». www.LEXPANSION.com.
[2] BELET, D., – op.cit..
[3] Cette partie a été écrite après plusieurs entretiens avec M. le Professeur Pierre GEDEON, ancien doyen de la Faculté des Sciences Informatiques de l'Université Antonine et M. le Professeur Elie BASBOUS, HDR, directeur du master de gestion à  l'Université La Sagesse et enseignant à  l'École Militaire Libanaise.
[4] KOTKER P., ARMSTRONG G., (2005) - Marketing, an Introduction –Prentice Hall – P86.
[5] ADCOCK D., HALBORG A., ROSS C.  - Marketing, Principles & Practice - 4th Ed. –Prentice Hall - P44.
[6] Nasri Messara. Op.cité.
[7] Jean-Claude Boulos – Conférence – Technologie et Communication.
[8] Nasri Messara. "L'intégration de la technologie dans l'entreprise".  Cours DESS Gestion des Ressources Humaines – Université Saint-Joseph.
[9] Schumpeter
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