mardi 12 avril 2016

63 - INTELLIGENCE DE SURVIE ET MIGRATION FORCEE

Par Clark G. KHADIGE, dba, desg
(cgcjmk @gmail.com)
Et
Alex ABIGERGES, MA
(JBC 1934-2012)


La migration humaine a accompagné l’histoire du monde depuis sa création. La première, réellement importante, est celle dont la Bible fait référence quand les descendants de Noé s’éparpillèrent aux quatre coins du monde.

Certes, le phénomène de la migration représente, surtout, un déplacement de familles, de tribus ou d’ensembles quelconques d’individus en quête de quelque chose de mieux, en termes de vie économique, sociale, politique et peut-être culturelle.

Cependant, le terme « migration » peut englober plusieurs compréhensions possibles :

Ø Un mouvement d’humains, individuels ou en groupes, qui peut être autant saisonnier que définitif et dont les causes sont diverses,

Ø Un mouvement de groupes : on connaît ce mot à travers les grands voyages qu’entreprennent des groupes d’animaux qui se déplacent au gré des saisons au-dessus des quatre continents,

Ø Le déplacement : ce terme se comprend plus, aujourd’hui, dans le sens d’une population qui se déplace d’une région à une autre mais dont les causes sont surtout :
·        soit conflictuelles (on pourrait citer la migration des habitants du sud-Liban due, en premier lieu à la présence de la résistance palestinienne après les accords du Caire de 1969[1] et aux divers conflits libano-israéliens conséquents)
·        soit politico-sociales où il s'agit de déplacements justifiés par des mobiles de contraintes : persécutions ethniques ou religieuses, régimes politiques injustes, guerres civiles[2],  soit économiques : les pays dits « fragiles » (en termes politiques et surtout économiques) ne pouvant plus offrir d’opportunités de travail, une partie de la population se déplace vers des zones, ou des pays, pouvant leur offrir des conditions minimales de vie décente. (Le sud-Liban n’ayant pas connu dans son histoire un développement économique d’importance qui aurait pu fixer la population libanaise définitivement, a obligé, dans un certain sens, la population à se déplacer vers les zones du centre du pays : région de Beyrouth, plaine de la Bekaa, Nord-Liban, etc.). 
·        Nous pourrions aussi citer le déplacement de populations en Union Soviétique sur décisions arbitraires de Staline.

Ø Un déplacement volontaire, mais définitif, d’individus qui choisissent de vivre dans d’autres territoires ou d’autres pays. Nous assistons, alors, à l’apparition de deux termes conséquents :
·        Émigration : qui concerne le départ de familles, ou d’individus isolés, vers d’autres destinations géographiques, hors du pays d’origine. On parle de pays d’émigration comme les États-Unis, le Canada, l’Australie et l’Europe. Ce sont des pays suffisamment développés industriellement et économiquement, qui permettent d’intégrer, d’abord, une main-d’œuvre dont ils ont besoin.
Le dictionnaire Larousse[3] en ligne nous en donne une définition complète : Quitter son pays pour aller se fixer dans un autre,
§  Immigration : qui, lui, concerne l’arrivée et l’intégration de ces familles ou individus dans des espaces économico-géographiques, « Venir se fixer dans un pays étranger au sien »[4].

  Ajoutons que nous pourrions comprendre ces deux termes en considérant   émigration comme décision de départ et immigration comme réception et intégration.

Ce terme comprend, aussi, la migration volontaire et la migration forcée. Dans le premier cas, elle est souvent qualifiée d’économique ou de politique dans le sens où elles peuvent être dues à une quête d'identité absolue, à un déracinement profond, à un mal de vivre, causes classées sous le thème d'exil volontaire[5]. Dans le second, la migration involontaire peut être due à une situation de guerre (les gens fuyant leur propre pays) ou encore, à une situation économique précaire, de famine ou d'influence politique[6].

Il existe aussi un autre terme dérivé, qui est migrant et qui, ces dernières années, fait la une des médias : le déplacement de groupes d’individus fuyant leur pays d’origine pour cause de guerre civile ou de situation économique désastreuse. C’est le cas pour les pays insuffisamment développés économiquement du Moyen-Orient (on ajoutera ici les conflits militaires), de l’Afrique et de l’Extrême-Orient et dont les raisons sont multiples. Les migrants peuvent constituer des groupements incontrôlables et sont, souvent, qualifiés de clandestins.

Enfin, nous pourrions encore noter la migration de travail où les individus s’expatrient pour des périodes de temps déterminées (contrats de travail établis pour 1 à 5 ans, et renouvelables suivant les lois locales). Cette migration est recherchée parce qu’elle représente surtout un apport financier plus important pour l’individu que celui qu’il perçoit dans son pays natal. Ce sont, généralement, des migrations volontaires et involontaires, à la fois.

Fragilité et dangers encourus

Un tel mouvement n’est pas sans dangers ni sans conséquences sociales autant pour les déplacés que pour les pays récepteurs. La notion de risques pour les deux parties sera introduite plus loin.

Il n’empêche pas qu’une des raisons principales de la migration réside dans la fragilité ou dans la défaillance d’un État. « La désignation des États comme ‘fragiles’ ou ‘défaillants’ est fréquemment critiquée pour son manque de clarté, parce qu’elle englobe toute une variété de situations disparates et qu’il s’agit d’une étiquette politique utilisée à l’excès qui mesure les États à l’aune d’une série idéalisée de normes occidentales de gouvernance[7].

Face à une situation difficile pour les populations, et en prévision d’un possible exode important, en 1951 la Société Internationale des États a rédigé une Convention sur les réfugiés afin de répondre à la faillite ou à l’incapacité de certains États à promouvoir et à instaurer des politiques économiques qui ne pouvaient ni assurer ni garantir une fixation de population. Notons que cette convention définit aussi l’incapacité de ces États à garantir les droits humains fondamentaux de leurs citoyens.

Cependant, à l’aube du XXIe siècle, les causes qui définissent le déplacement de populations ne sont plus tout à fait les mêmes. Nous pourrions parler d’une gouvernance faible où intérêts nationaux et internationaux seraient opposés. Nous assistons, aujourd’hui, dans la région du Moyen-Orient, à un exode principalement dû à des violences généralisées peut-être issues de ce que l’on a nommé le Printemps Arabe. Cependant, nous pourrions comprendre le phénomène de déplacement volontaire ou non autant que celui de migration en considérant une rupture aigue dans la relation entre État et citoyen[8] quand cet État ne peut plus garantir les droits fondamentaux à une vie économique décente.

Il est donc important de considérer que tout déplacement, ou toute migration, fragilise le phénomène d’acceptation et d’intégration. Inévitablement, la présence de migrants ou d’émigrés fragilise fortement la division des ressources économiques puisque les États récepteurs doivent considérer et assurer pour des raisons humanitaires, au minimum, des conditions de vie acceptables.

Pour mettre en relief cette idée, la Syrie et le Liban restent des exemples pertinents. Ainsi en Syrie en 2007, après avoir reçu « environ 1,2 million de réfugiés irakiens, tous les prix sont montés en flèche, des denrées alimentaires les plus essentielles au loyer des logements, tandis que la consommation d’eau et d’électricité a connu une augmentation fulgurante. Essor du chômage, écoles surchargées, hôpitaux engorgés et dégradation des programmes sociaux élémentaires – tels étaient les symptômes de l’influx de réfugiés[9] ».  Au Liban, l’arrivée de réfugiés syriens fuyant le conflit dans leur pays depuis 2012, l’État s’est vu dans l’obligation, autant pour des raisons humanitaires, d’assurer une intégration de facto, en dépit de sa situation économique rendue difficile après le conflit de quinze ans (1975 – 1990) qui l’a placé dans une situation économique proche de zéro.

Du côté de la population réceptrice, un fort sentiment de frustration autant que d’injustice, est apparu engendrant des ressentiments contre un État qui se devait de faire front à un nouveau problème social, augmentant par-là, les difficultés de reprises économiques nécessaires.  Il est important d’ajouter que les pays d’Europe, faisant eux aussi face au problème des migrants, se trouvent aussi dans une situation qui serait annonciatrice de futures complications sociales et économiques, en ajoutant le danger culturel. La question réelle à poser serait où trouver les ressources nécessaires, fussent-elles économiques, financières ou autres ? Ce qui s’annonce pourrait être un mécontentement grandissant qui pourrait engendrer de sérieux conflits internes. En l’absence de ressources suffisantes, il sera de plus en plus difficile aux États de répondre à la demande de services sociaux, comme l’éducation et l’hospitalisation entre autres.

L’exemple du Liban est assez critique dans ce point de vue, car la population active de ce pays se voit, dans certains secteurs (bâtiment, industrie, points de vente, etc.) remplacée par une main d’œuvre syrienne, parfois irakienne et palestinienne, beaucoup moins chère.

Ainsi, la presence toujours plus grandissante de déplacés et de migrants dans des pays récepteurs dont la situation économique est difficile, reste un facteur important de frictions et de conflits latents dûs à une pénurie de ressources possibles. Cette présence a, d’une manière comme d’une autre, des impacts défavorables autant sur la stabilité sociale, que culturelle, politique et économique.

Dans le phénomène social du déplacement de population, autant que de celui de la migration, deux dangers d’importance apparaissent à l’horizon : l’introduction d’idéologies différentes, et parfois extrémistes, et celle d’armes de calibres divers. Le fondamentalisme musulman introduit par le concept « Al Qaida » reste un exemple typique de ces dangers.

La fragilité d’un Etat se mesure, aussi, par sa fragilité autant économique que sociale.

LA MIGRATION ET LE DEPLACEMENT : DU POLITIQUE A L’ECONOMIQUE

C’est à partir de la Seconde Guerre Mondiale que le problème de migration forcée, de déplacement de population, d’exode, etc. a attiré l’attention de beaucoup de pays et des différents organismes dépendant des Nations-Unies. Ainsi, à la fin de la guerre un nombre important d’individus se sont retrouvés entassés dans des camps de réfugiés en attendant une solution à une réintégration urbaine, rurale, sociale et/ou professionnelle. C’est le cas principalement de l’Allemagne et du Japon, presque entièrement détruits dans toutes leurs structures et infrastructures économiques.

Il est important de noter que l’histoire de la civilisation, et l’Histoire en elle-même, est souvent caractérisée par des mouvements de populations se déplaçant d’un territoire a un autre pour des raisons de conflits, d’incompatibilités inter-ethniques, de famine et de misère, de différences idéologiques pour n’en citer que quelques-uns. Ce mouvement de populations a été souvent qualifié de fuite, d’exode, de diaspora, de migration, d’immigration et d’émigration. Les qualificatifs sont nombreux et la littérature a voulu donner des définitions différentes pour chacun d’eux afin d’en mieux différencier leurs causes.

En 1951, une convention relative au problème et au statut des réfugiés fut adoptée à Genève, mais limitée à la population européenne. Ce fut le premier outil juridique international créé qui adopta une définition du terme « Toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut, ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ».

A la fin de la seconde guerre mondiale, dévastatrice à tous les niveaux, les différents pays du monde acceptèrent de créer un nouvel organisme international, qui prit le nom d’Organisation des Nations Unies, (ONU), remplaçant un premier organisme international, (impuissant par faute d’absence de moyens de contrôle et d’application), qui portait le nom de Société des Nations, créé à la fin du premier conflit mondial du XXe siècle. Entre autres décisions adoptées, ils signèrent la convention permettant d’accorder le statut de réfugié à tout individu qui le demanderait, pour des raisons politiques, idéologiques, sociales ou économiques, et s’engagèrent à ne pas le renvoyer contre son gré.  Cette décision est connue sous le titre de « non refoulement ».

Cependant, le problème de la migration, volontaire ou non, empire en ce début de XXIe siècle, autant dû aux conflits armés qu’à une décadence économique des pays du tiers monde. Aujourd’hui, l’image du réfugié, du déplacé autant que celle de l’émigré ou de l’immigrant, est perçue d’une manière totalement différente autant par les gouvernements (qui reconnaissent que l’arrivée impromptue de groupes d’individus fuyant une situation difficile dans leur pays d’origine, posent des problèmes autant d’intégration que d’implantation et ce qui en découle) que par les populations qui se sentent « envahies » par des étrangers dont ils ne connaissent ni leurs intentions futures ni leur culture. Une sensation de « vol de vie » et de frustration commence à les habiter et de faibles mouvements de protestation apparaissent dans diverses villes européennes.

Le XXIe siècle n’offre plus les mêmes conditions d’accueil que le précèdent qui, dans ses débuts applaudissait ceux qui fuyaient le communisme ou toute autre forme de dictature. Les déplacés, les migrants, etc. sont en voie de devenir des indésirables, à l’exemple des « intouchables » dans certaines villes de l’Inde. Le droit d’asile connut une certaine impulsion, quoique ce ne soit pas quelque chose de nouveau.

Ainsi en étudiant l’Histoire, nous découvrons que ce « droit d’asile » avait commencé par le mouvement de caravanes marchandes qui réclamaient l’asile pour une ou deux nuits avant de reprendre leur périple. En fait, le terme « asile » avait pour première connotation la signification « d’abri », et chercher asile c’était chercher un abri. D’autre part, « chercher asile » voulait dire chercher une protection soit contre un climat difficile, soit contre les dangers de conflits, soit encore contre des groupes de pillards ou de voleurs. C’est avec l’avènement d’Ugarit (2eme millénaire avt. J.C.) que nous retrouvons la première législation officielle accordant le droit d’asile à ceux qui fuyaient leur pays d’origine pour diverses raisons. Ce droit d’asile comportait tous les aléas et conditions pour lesquelles il était accordé. Il comprenait aussi les articles concernant la protection du réfugié, souvent au lourd prix d’une guerre. Les conditions du droit d’asile d’aujourd’hui n’ont pas beaucoup changé.

Survivre dans des conditions difficiles, n’est donc pas quelque chose de nouveau.

Une réalité certaine au sein d’une certaine réalité

Une nouvelle réalité géopolitique apparait mettant surtout en relief le déséquilibre socio-politico-économique dans une comparaison entre les pays « du nord » industrialisés et ceux « du sud » défavorisés. On assiste de plus en plus à des mouvements de masse d’individus autant à l’intérieur de leur pays que vers des pays étrangers. Plus de 300 000 personnes ont fui les pays d’Afrique et du Moyen-Orient ces trois dernières années, vers l’Europe, en quête d’un gite de sécurité, chiffre auquel il faudrait ajouter un certain pourcentage de personnes ayant perdu la vie dans des voyages risqués et dangereux.

La crise économique existant dans le monde d’aujourd’hui, crée un mouvement humain inattendu, et difficilement, contrôlable. On assiste, parfois avec horreur et répugnance, à l’aventure forcée de ces « boat people » dont le seul péché est de rechercher un droit de vie assez décent. D’un autre côté, on remarque que la majorité de ces « fuyards » est composé de familles et surtout de jeunes (20-40 ans) et d’enfants pour qui le voyage est parfois la fin de leur existence. Les photos dans les médias et dans la presse particulièrement montrent l’horreur de ces mouvements.

Sur une population de la planète estimée, aujourd’hui, à près de 7,5 milliards d’habitants, l’ONU (2006), dans une publication de 2013 sur le problème des réfugiés, estime à 45,2 millions le nombre de déplacés, soit 0,61%, dont une majorité a pour cause les conflits armés. Ce chiffre énorme comprend particulièrement[10] :
Ø 15,4 millions de réfugiés,
Ø 937 000 demandeurs d’asile,
Ø 28,8 millions de personnes déplacées

Migration et environnement

Un des premiers problèmes environnementaux rencontré est la création de bidonvilles détruisant l’aspect géographique de certaines régions et l’augmentation des problèmes de santé (hygiène, épidémies, sous-alimentation, etc.).

Cette nouvelle réalité géopolitique montre que la Convention de Genève de 1951, n’est peut-être plus adaptée, ou est devenue insuffisante dans ses solutions pour résoudre les cas en cours, pour les prévenir ou pour éventuellement les éviter, le problème devenant de plus en plus compliqué et de plus en plus complexe à la fois.

En fait, cette convention traite du problème du déplacement de populations en Europe, et qui, en l’absence d’une législation générale ou de propositions effectives, continue à servir dans le traitement général des réfugiés. De nouveaux éléments sociaux, politiques et économiques sont à prendre en compte afin de trouver les solutions les plus adéquates et les plus applicables possibles. Prenons comme exemple les migrants logés dans des camps : la question de leur intégration et de leur implantation est sujette à la possibilité de le faire, aux conditions économiques des pays d’accueil et à leur législation. Mais aucun de ces pays n’avaient considéré avoir à faire face à un tel nombre d’arrivants.

La dynamique des mouvements humains est devenue une problématique certaine à laquelle les pays « industrialisés » devront faire face pour les deux ou trois décennies à venir. Il est important de noter que la situation sécuritaire et économique dans le monde oriente les agences et associations internationales, les ONG et l’ONU vers une dimension de travail où les données sont renversées et où la convention des Droits de l’Homme ne devient plus qu’une référence morale aidant à la recherche de solutions. 

Mais ces organismes internationaux savent que tout évènement politique ou économique grave (dictature, récession ou dépression économique) peut avoir des incidences sur les pays avoisinants ou sur la région dans sa totalité. L’exemple de l’Afrique est ici pertinent.

Il existe, cependant, plusieurs possibilités « d’apaiser le jeu » :

Ø Celle concernant à trouver et à proposer des solutions à la crise politique existante, ou du moins à aider à le faire,
Ø Celle consistant à aider au développement économique urbain et rural, afin de favoriser un retour « possible », soit en « formant » des compétences, soit en favorisant des investissements dans plusieurs types de projets,
Ø Intégrer les déplacés dans les pays d’accueil. Mais ceci n’est pas sans dangers. Le premier, qui n’est pas le moindre et qui a des incidences sur le pays d’accueil, concerne pour « l’intégré » la cohésion familiale. Vivre en famille est une condition sociale et tout individu la recherche. Dans quelle mesure les pays d’accueil peuvent-ils supporter un nombre imprévu d’individus en plus, mettant en danger l’équilibre social des autochtones par l’introduction d’incompétences notoires professionnelles, de coutumes et d’idéologies religieuses nouvelles, différentes et souvent conflictuelles ?
Nous pourrions donner l’exemple de la France : la communauté musulmane « importée » durant le mandat français dans les pays de l’Afrique du Nord, qui s’est implantée et obtenu la nationalité française, réclame aujourd’hui des droits religieux reconnus, (heures de prières, congés pour la fête du Fitr et de la naissance du Prophète) situation que la France n’avait jamais imaginée, considérant que la laïcité était une règle inamovible.
Ø Rapatrier de gré ou de force vers les pays d’origine. Les gouvernements désireux d’appliquer, (en partie ?), cette solution risquerait d’avoir à affronter les organismes philanthropiques locaux principalement guidés par le sens du droit à la vie, du droit à l’autodétermination, du droit humain présent dans la charte des Nations-Unies et du droit à la liberté.
L’option privilégiée par tous est, bien entendu, le retour vers le pays d’origine. Mais, force est de constater qu’il existe beaucoup d’obstacles à ce retour dont le refus individuel de retourner dans un pays dépourvu de pratiquement tout.

Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons dit auparavant à ce sujet. Mais deux questions d’importance se posent, dans cet ordre de choses : dans quelles mesures les « intégrés » et les « implantés » trouveront-ils une place dans une société qui n’est pas la leur ? La seconde concernerait les processus nécessaires qui doivent être mis en place pour faciliter autant l’intégration que le retour souvent hypothétique. 

Expliquer et comprendre

Qu’y a-t-il réellement à comprendre dans une situation telle que celles décrites plus haut ? Le fait est là et les causes sont connues. Aucune des théories économiques actuelles n’avait imaginé une telle situation qui a bouleversé « l’entendement social et économique ».

Le système en cours est surtout concerné par les problèmes de production, de distribution et de consommation. C’est ça l’économie d’aujourd’hui, dirigée et orientée vers un certain équilibre entre ces trois critères.  
Les peuples, chacun dans son pays, « vit » un système qu’il comprend, accepte ou refuse, et qu’il pense « normal et identique » aux autres. Mais la réalité en est bien loin.

Ce système, cependant, favorise et/ou défavorise les couches de population. Il a été écrit que 95 % des ressources appartiennent, ou sont exploitées par 5 % de la population (n.d.). On pourrait en déduire que près de 95 % de la population dépend de 5 % d’individus. Si cela est vrai, il existe un « déséquilibre » social conséquent et qui explique dans un certain sens ce que les penseurs de « gauche » ont souvent qualifié de ratio « exploités-exploitants ».

Cette « propriété » de ressources pourrait être aussi une cause de migration, voire de fuite, mais (trop) souvent source d’injustice sociale. Mais toutes les théories économiques axées sur la croissance et l’évolution n’en font pas cas, car elle ne représente qu’un épisode limité dans le temps. Il a aussi été dit qu’une révolution a pour cause principale la faim (Révolution Française, Révolution d’Octobre, pour n’en citer de deux exemples). Mais la faim est aussi cause de migration, de déplacement, d’émigration, d’immigration et de migration tout simplement.

Dans une situation économique désespérée, l’attraction des pays industrialisés est forte. C’est pourquoi la migration ressemble un tant soit peu, aux grandes conquêtes de l’histoire. Pourrait-on expliquer la découverte du Nouveau Monde, la « conquête de l’ouest américain » d’une autre manière que celle d’une théorie économique désuète et d’un sens de « liberté » diffèrent de celui pratiqué et connu ? Ainsi, aucune de ces théories qui gèrent aujourd’hui la pensée économique ne peut expliquer le départ autant que le retour. Elles n’expliquent pas aussi pourquoi il existe tant de pauvres habitant des régions dont les ressources sont riches et inexploitées.

Les organismes internationaux

Tous les organismes internationaux travaillant sur la pauvreté dans le monde et qui se penchent sur les problèmes issus de la migration et du déplacement rencontrent trop souvent d’énormes échecs. Les efforts déployés par les gouvernements pour faire face à cette situation de crise ont mis en évidence leur incapacité à maitriser une situation autant délicate que dangereuse. Les solutions préconisées ne s’adaptent plus et il n’existe pas encore de solution appropriée. L’intégration et l’implantation sont-elles des solutions valables à court, moyen et long termes ? Certes, l’économie peut profiter d’une main d’œuvre moins chère mais souffrirait d’un manque de culture et de compétences professionnelles.

Vers un renversement des forces et des situations

Beaucoup de pays d’accueil sont avoisinants au pays en crise et connaissent déjà une situation difficile autant sur les plans politiques et économiques, que sociales et culturelles. Ils se trouvent donc mis en situation de pays d’accueil forcé avec des moyens inexistants, faibles ou insuffisants, et assistent, indépendamment de leur volonté, à une dégradation de leur environnement et de la morale de leur société.  En conséquences, pour les mieux « fournis » parmi les pays en voie de développement, les gouvernements assistent impuissants à une stagnation économique et sociale conduisant à une récession puis a une dépression économique, sources de nouvelles migrations. Ils reconnaissent, d’autre part, que la sécurité du pays est mise en cause.

Le monde assiste alors à un renversement de forces et considèrent qu’il devient impératif, pour causes de défense et de sauvegarde de leurs intérêts (de tout type), d’élaborer des stratégies politiques et économiques, mais aussi sociales, pour « limiter » les dégâts possibles occurrents à une situation inattendue. La dernière semaine du mois d’aout 2015 a été marquée par une rencontre franco-allemande pour tenter de trouver une solution d’intégration européenne aux migrants de la dernière décennie.

Une fois de plus, les gouvernements reconnaissent que la crise internationale qui sévit depuis 2007, nécessite une nouvelle approche du problème des réfugiés. Le principe de base reconnu par tous, est que les crises, sources de migration forcée, pourraient être endiguées en réduisant ou en annulant les causes principales et les menaces omniprésentes.  Le droit d’ingérence voté au Nations-Unies, pourrait apporter (?) des moyens quant à l’application des interventions de nations étrangères pour régler un conflit dans un pays du monde.

Cette proposition se base sur une idée issue d’un colloque international sur le droit et la morale humanitaires où une résolution fut adoptée par les participants : « … devraient être reconnus, dans un même document international par tous les États membres de la communauté internationale, à la fois le droit des victimes à l’assistance humanitaire et l’obligation des États d’y apporter leur contribution »[11].  

« Cette décision ainsi que les mesures qui en découlent, pourraient épargner à des millions d’individus de se déplacer, de fuir et de « migrer » vers des cieux plus cléments. Elle pourrait aussi « faire réfléchir » certains gouvernements à adopter des politiques sociales et économiques équilibrées et apaiser ainsi certaines tensions internes. A ce propos, l’UNHCR recherche et propose des solutions viables permettant de freiner, de ralentir et d’annuler les déplacements et favoriser ainsi le retour de migrants[12] ».

Des diverses relations conséquentes

Inévitablement tout déplacement, ou toute migration, crée des relations diverses entre les individus « en chemin » et les autres populations et environnements. Ces relations sont aussi complexes que compliquées puisqu’elles forcent, dans un certain sens une tentative d’osmose sociale et culturelle. Prenons le cas des pays d’immigration, comme le Canada. Tout individu de passage dans ce pays sera surpris par la « division » de la ville de Montréal en quartiers « ethniques ». Ainsi, il trouvera le quartier chinois, (qui existe aussi dans plusieurs autres villes), le quartier grec, italien, libanais ou arabe, etc.

La question qui devrait se poser alors consisterait à savoir si, quand et comment l’osmose entre ces immigrants sera telle qu’elle créerait une société totalement « Montréalienne ». Cette situation est complexe car formée d’éléments qui paraissent, de prime abord, incompatibles dans leurs perceptions, leurs habitudes et leurs idéologies. Mais elle est parallèlement compliquée à cause de comportements disparates.

Nous en arriverons, peut-être, à faire appel à la théorie néoclassique de la migration. Elle postule que les pays où le rapport travail/capital est élevé tendent à l'équilibre vers un bas niveau de salaire alors que les pays où ce rapport est réduit tendent vers des salaires élevés (CASELLI et al, 2003). La différence de salaire qui en résulte incite les travailleurs des pays à faible salaire à migrer vers les pays à hauts salaires (MICHELL, 1955).

Les économistes, qui tentent d’expliquer les causes de déplacement, soulignent que la disparité des revenus urbains et ruraux comme facteur principal expliquent les déplacements des hommes d'une région à une autre. Ajoutons aussi que les différences entre les revenus urbains et les ruraux sont aussi causes de migration interne avec la possibilité de trouver un travail plus facilement en ville qu’en campagne et, souvent, mieux rémunérés.

Dans ce cadre, trois types de motivation personnelle dictent un choix de départ :

Ø La découverte d’autres occasions offertes par d’autres pays,
Ø La possibilité de satisfaire des besoins physiques et/ou psychologiques plus facilement,
Ø La recherche d’une certaine indépendance financière et la possibilité d’épargner une partie des revenus,

Il faudrait ajouter à cela le concept de la mobilité de groupes. Les groupes « bougent » rapidement et « voyagent légers » et dépendent, souvent, d’opportunités économiques dues, en quelque sorte, à l’abondance de ressources développant des possibilités commerciales nouvelles, sinon différentes.

Cependant, ce concept ne s’applique pas à un départ définitif d’une région, mais concerne surtout une sorte de transhumance humaine pour qui la migration n’est qu’un phénomène normal et saisonnier. Notons à ce propos, que ces opportunités nouvelles peuvent être cause à implantations avec des durées parfois indéfinies. Certains chercheurs, comme FALL Marie (2009), montrent que les femmes semblent s’adapter plus facilement aux nouveaux environnements à travers leurs réactions positives dans le fameux contexte américain du « settle down ».

L’INTELLIGENCE DE SURVIE

Le cas de la migration, forcée ou volontaire, est un exemple typique de l’Intelligence de Survie, que nous avions définie comme « Capacité de pouvoir vaincre des obstacles, de les annihiler ou de les affaiblir, afin de pouvoir continuer une activité en cours, en cas de crise économique ».  

Ce mouvement des peuples, principalement des pays du tiers monde vers les pays industrialisés, montre effectivement que les individus « défavorisés » pour des raisons économiques, politiques ou autres, cherchent à survivre dans un monde en bouleversement total de valeurs morales, humaines ou nationalistes. L’aspiration à un havre de paix reste un leitmotiv constant.

Il est un fait à prendre en considération qui est celui de « l’innocence ». Tous ces migrants qui fuient les conflits dans leur pays, et souvent créés par les autres, sont pratiquement innocents de ce qui leur arrive. Le politique et l’économique, parents dénaturés de toute vie sociale, sont représentatifs autant de la convoitise que de la cupidité des autres. Il semblerait qu’au jour d’une globalisation sans scrupules, le concept de dépendance des uns envers des autres soit la nouvelle règle du jeu. Au fond, le monde ne vivrait-il pas, aujourd’hui, les conséquences de trois décisions prises par les Nations-Unies :

1.    Le droit d’ingérence :
« Le droit d’ingérence est la reconnaissance du droit des États de violer la souveraineté d’un autre État, en cas de violation massive des droits de la personne. Le devoir d’ingérence, quant à lui, est conçu comme plus contraignant. Il désigne l’obligation morale fait à un État de fournir son assistance en cas d’urgence humanitaire. Ni le droit, ni le devoir d’ingérence n’ont d’existence dans le droit humanitaire international. L’ingérence elle-même n’est pas un concept juridique défini. Au sens commun, il signifie intervenir, sans y être invité, dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État[13] ».

Mais, est-ce vraiment ce qui se passe ? Certes, le Moyen-Orient a souvent été caractérisé par des dictatures (Irak, Syrie, Lybie, etc.) et l’ingérence dont il a été victime n’a, pratiquement, rien apporté des bonnes résolutions qui ont dicté ses actions.

Rien ? Disons plutôt :
Ø Des milliers de morts,
Ø Des destructions catastrophiques en termes d’infrastructures économiques,
Ø Des clivages ethniques,
Ø L’apparition de nouveaux groupes illégaux d’actions terroristes,
Ø Une décadence humaine,
Ø Une déchéance culturelle totale,
Ø Un abandon des valeurs de la civilisation,
Ø Etc.

2.   Le nouvel ordre mondial :
« Utilisée lors d'un discours prononcé au Congrès des États-Unis le 11 septembre 1990 par le président George H. W. Bush2, l'expression « nouvel ordre mondial » s'inscrit dans la lignée des formules exprimant l'idée de nouveauté dans la diplomatie américaine, après la « nouvelle donne » de 1932 et la « nouvelle frontière » de 1960 ».

« Nous nous trouvons aujourd’hui à un moment exceptionnel et extraordinaire. La crise dans le golfe Persique, malgré sa gravité, offre une occasion rare pour s’orienter vers une période historique de coopération. De cette période difficile, notre cinquième objectif, un nouvel ordre mondial, peut voir le jour : une nouvelle ère, moins menacée par la terreur, plus forte dans la recherche de la justice et plus sûre dans la quête de la paix[14]. »

De prime abord, le terme « nouvel ordre » rappelle un précèdent, celui du nazisme d’Hitler. Pour ceux qui s’intéressent aux leçons et aux conséquences de l’histoire, un nouvel ordre mondial répond-il aux besoins sociaux et économiques du XXIe siècle ? N’est-ce pas une forme d’assujettissement des peuples à une donnée économique nouvelle ? Ne serait-ce pas une forme nouvelle du concept de dépendance économique ? Qui en seraient alors les principaux bénéficiaires ?

Or, les évènements de ces derniers mois montrent que ce système est en cours d’exécution. Sera-t-il plus profitable ou sera-t-il un nouveau concept d’esclavagisme économique ?

3.   Le nouveau Moyen-Orient :

« Le nouveau Moyen-Orient » est un terme, abordé, récemment par la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleeza RICE, lors de sa tournée dans la région. « Au vu des évolutions dans la région, notamment, en Irak et au Liban, Rice a parlé de la nécessité de créer un nouveau Moyen-Orient[15] ».


D’autre part :
« Le « Grand Moyen-Orient » est un terme utilisé par le président George W. Bush et son administration pour désigner un espace s'étendant du Maghreb et de la Mauritanie au Pakistan et à l'Afghanistan, en passant par la Turquie, le Machrek et l'ensemble de la péninsule Arabique.  
George Bush déclara ainsi : « Tant que le Moyen-Orient restera un lieu de tyrannie, de désespoir et de colère, il continuera de produire des hommes et des mouvements qui menacent la sécurité des États-Unis et de nos amis. Aussi, l’Amérique poursuit-elle une stratégie avancée de liberté dans le Grand Moyen-Orient[16] ».

On aurait tendance à croire à de bonnes intentions au nom du sacré droit à la vie. Ces trois décisions capitales transforment et bouleversent tout un système mis en place depuis des millénaires. Elles laissent apparaitre qu’un nouveau système est mis en place sans demander l’avis des autres, et sont, peut-être, à la base une source inestimable de migrations.

Il y aurait donc à réfléchir sur ce concept de survie. Et la question qui se pose reste la survie de qui ?

Ainsi :
Ø Est-ce une survie humaine ?
Ø Est-ce une survie économique ?



CONCLUSION

Quoiqu’un nombre important de déterminants de la migration, ou du déplacement, soient déjà identifiés, ceux qui sont encore assez complexes à comprendre restent ceux liés à l’environnement géographique et rural. Il semblerait que les ressources naturelles existantes dans certaines régions du globe, poussent les migrants à choisir des environnements propices à reprendre les activités d’origine.

Mais la dynamique migratoire n’a pas été suffisamment étudiée pour en identifier les tenants et les aboutissants. Cette insuffisance crée des limites aux interprétations possibles du mouvement migratoire. Les conclusions éventuelles auxquelles les chercheurs pourraient arriver, se rapprochent beaucoup de la littérature existante sur les effets de l’environnement. Suivant les écrits ces effets peuvent être catégorisés en deux groupes distincts :

Ø Un premier suivrait un point de vue dit minimaliste dans lequel l’échange, ou parfois le remplacement, d’un environnement par un autre, ne constitue qu’une variable liée à un contexte pouvant, dans une certaine mesure, influencer le mouvement migratoire,
Ø Un second suivrait, lui, le point de vue qualifié de maximaliste selon lequel la dégradation des environnements serait due à un grand flux dans la circulation migratoire.




BIBLIOGRAPHIE


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WEBOGRAPHIE
Les effets de la dégradation des écosystèmes de mangroves dans la dynamique migratoire des populations - http://www.memoireonline.com/05/11/4539/m
United Nations Security Council, Report of the Secretary-General on the implementation of Security Council resolution 1701 (2006) (hereinafter “Report of the Secretary-General”), S/2006/730, 12 September 2006, available at http://www.un.org/Docs/sc/sgrep06.htm.
1969 : Les « accords du Caire » légalisent la présence palestinienne dans les camps du Liban-sud. http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/a12323
https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_humaine
http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9migrer/28751?q=%C3%A9migrer#28622
L’Indice des États défaillants du Fund for Peace, par exemple, classe les États en fonction d’une série d’indicateurs sociaux, politiques et économiques. http://ffp.statesindex.org/ and http://www.fmreview.org/fr/etatsfragiles/betts#_edn1
http://www.fmreview.org/fr/etatsfragiles/betts#sthash.qlu5Olru.dpuf
http://www.larousse.fr/dictionnaires
FELD S. (2004) - « Les migrations internationales de travail et les objectifs d’emploi de l’UE pour 2010 ». Communication préparée à l’occasion du colloque sur « Les migrations internationales : observation, analyse et perspectives » organisé par l’AIDELF à
Budapest;http://www-aidelf.ined.fr/colloques/Budapest/Seance5










[1] 1969 : Les « accords du Caire » légalisent la présence palestinienne dans les camps du Liban-sud. http://www.monde-diplomatique.fr/cahier/proche-orient/a12323
[2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Migration_humaine
[3] http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/%C3%A9migrer/28751?q=%C3%A9migrer#28622
[4] Idem
[5] Wikipédia op.cit.
[6] Idem
[7] L’Indice des États défaillants du Fund for Peace, par exemple, classe les États en fonction d’une série d’indicateurs sociaux, politiques et économiques. http://ffp.statesindex.org/ and http://www.fmreview.org/fr/etatsfragiles/betts#_edn1
[8] http://www.fmreview.org/fr/etatsfragiles/betts#sthash.qlu5Olru.dpuf
[9] idem
[10] United Nations Security Council, Report of the Secretary-General on the implementation of Security Council resolution 1701 (2006) (hereinafter “Report of the Secretary-General”), S/2006/730, 12 September 2006, available at http://www.un.org/Docs/sc/sgrep06.htm.
[11] N.d.
[12] idem
[13] Devoir et droit d’ingérence – Réseau de recherches sur les opérations de paix - http://www.operationspaix.net/41-lexique-devoir-et-droit-d-ingerence.html
[14] Discours du président américain George H. W. Bush au Congrès le 11 septembre 1990.
[15] Centre d’études stratégiques libano palestiniennes - Vendredi 4 Août 2006 - http://www.alterinfo.net/La-guerre-d-hegemonie-et-le-nouveau-Moyen-Orient_a2761.html

[16] Discours du Président Georges W. BUSH le 26 février 2003 devant une réunion de néoconservateurs de l'American Enterprise Institute (AEI), https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Moyen-Orient
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